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  • NON à...

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    Publié le vendredi 2 décembre 2016 11:15 - Mis à jour le vendredi 2 décembre 2016 11:25

    NON au Harcèlement

    à la violence

    à la discrimination raciale

    à l'homophobie

    à la faim dans le monde

    au viol

    à l'individualisme

     

     

    mais oui à....

  • Marion, 13 ans pour toujours...

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    Publié le vendredi 2 décembre 2016 11:17 - Mis à jour le vendredi 2 décembre 2016 11:17

    Marion Fraisse était une bonne élève gaie, charmante, généreuse, pleine d’avenir. Elle rêvait de devenir architecte, et vivait heureuse avec ses parents, son frère et sa sœur en banlieue parisienne. À 13 ans, le 13 février 2013, elle s’est suicidée en se pendant à un foulard, dans sa chambre. Elle a laissé une lettre adressée à ses camarades de classe pour leur expliquer que, cette fois, ils étaient allés trop loin dans les insultes et les violences. Une lettre d’une douceur poignante, dans laquelle la collégienne s’excuse presque de ne pas être à la hauteur : «OK, je n’ai pas réussi à dire tout ce que j’avais sur le cœur mais maintenant je le fais, même si mon cœur ne bat plus». L’absurdité effroyable de ce geste aurait-elle pu être évitée ? Nora Fraisse, la mère de Marion, en est convaincue. Elle avait demandé à ce que sa fille, qui s’était fait huer pour avoir demandé le silence pendant un cours et lui avait fait part du mauvais climat qui régnait à l’école, change de classe. Mais le système scolaire ne sait gérer les problèmes de harcèlement scolaire que lorsque des adultes, enseignants ou administratifs, sont assez courageux ou responsables pour les endosser. Après la mort de leur fille, les parents de Marion ; qui ont porté plainte ; ont dû affronter, outre leur douleur, l’indifférence, la maladresse et le corporatisme de l’institution scolaire. Nora Fraisse a réagi en cherchant coûte que coûte à comprendre comment sa fille avait pu être amenée à choisir cette issue fatale. Elle a plongé dans les pages Facebook et les SMS de Marion et de ses camarades de 4ème. Elle a recueilli auprès de parents et d’enseignants généralement réticents les bouts d’informations qu’on voulait bien lui livrer. Puis elle a décidé de prendre la plume pour dénoncer l’incurie collective face à un phénomène dopé et aggravé jusqu’au tragique par les réseaux sociaux ; un appel à la vigilance et à l’action concrète ; mais aussi, plus intimement, pour poursuivre le dialogue avec sa fille à qui elle s’adresse dans ce livre. «J’écris ce livre pour te rendre hommage, pour dire ma nostalgie d’un futur que tu ne partageras pas avec nous. J’écris ce livre pour que ta mort serve aux autres, pour qu’on prenne au sérieux le harcèlement scolaire, pour que plus jamais un enfant n’ait envie de suspendre à jamais sa vie ».

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